Alain Gilles – Designer Belge

Alain Gilles – Designer Belge


ici on est au studio, ou je travaille avec Tim et Benjamin. On travaille en bas, et j’habite en haut. À la base c’était un ancien atelier ou on fabriquait des manteaux de fourrure, entre autre. L’ambiance est plutôt relax, je pense, le but c’est que l’on travaille sereinement et qu’on prenne le temps sur les projets. Alain, c’est quelqu’un qui est toujours enjoué, donc c’est facile de travailler avec lui. Il est généreux dans son travail. Et puis il est pédagogue aussi, il aime bien apprendre aux autres. C’est vous le grand amateur de chocolat ? oui, “rire” j’en achète pour le bureau. C’est un bon prétexte. Dans ce que l’on crée, j’aime bien, quand c’est possible, qu’il y ait cet aspect ludique. Pas ludique au premier degré (Jouet), mais que la personne puisse s’approprier le projet, qu’elle puisse, en le combinant de différentes manières lui donner une autre personnalité. En l’orientant, en customisant, comme le fauteuil que l’on sort maintenant. Que chaque pièce, quand c’est possible, puisse devenir un peu plus unique
et un peu plus proche de la personne. On est venu voir le prototype, il a été fait en indonésie, puisqu’ils travaillent avec des matériaux qui sont tressés, et la connaissance se trouve là bas. Ils ont fait envoyé le proto, et là on regarde tous ensemble, est-ce qu’on a le confort, est-ce que c’est assez solide, est-ce que ça correspond
à ce qu’on voyait dans notre tête. J’essaie de faire en sorte que ce soit des gens de différents pays du monde, du moins que tous les éditeurs
ne soient pas des mêmes pays. On se veut être un vrai studio international. On travaille avec des éditeurs italiens, français, belges, européens pour l’instant. Sinon, j’ai tendance à passer trop de temps sur mon téléphone. “rires” Et puis je cuisine, j’aime beaucoup cuisiner,
pour la famille tous les jours… Je suis surtout conscient que j’ai énormément de chance de pouvoir vivre d’une passion. Ça, je sais que malheureusement,
c’est pas donné à tout le monde… Mais je sais aussi que, malgré tout,
c’est une lutte au quotidien. Ce n’est pas une lutte pour survivre. Mais c’est une lutte parce
qu’on a encore envie de monter, parce qu’on a encore envie de travailler avec telle boite, parce qu’on a encore envie de faire tel autre projet… Et parce qu’on a aussi envie de parvenir
à faire des choses différentes…


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